«Une nouvelle cible cellulaire dans le cancer prostatique résistant à la castration (CRPC)»

Financement du projet de recherche
Financement : 50 000€
Echeance du projet de recherche
Échéance : 2020
Thème du projet de recherche
Thème : Facteurs prédictifs de réponse aux traitements dans les approches thérapeutiques
Statut du projet de recherche
Statut : En cours

De quoi s’agit –il?

Le cancer de la prostate tue chaque année près de 9.000 hommes en France, et 300.000 dans le monde. Lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade où les cellules cancéreuses se sont déjà échappées de la prostate pour envahir d’autres tissus, le traitement de référence est l’inhibition de l’action des hormones androgènes (castration chimique). Bien que ces médicaments soient initialement efficaces, la tumeur va dans tous les cas récidiver, alors que le patient est toujours sous traitement. Les patients sont alors traités par chimiothérapie, ou par des médicaments anti-androgènes dits de seconde génération, mais ces traitements ne prolongent la vie du patient que de quelques mois.

 

Quel est l’objet du projet ?

Dans ce contexte, l’approche de nos recherches est d’utiliser des souris génétiquement modifiées afin de comprendre les mécanismes utilisés par les tumeurs pour résister aux traitements. Ainsi, nous venons de découvrir l’existence d’une population cellulaire qui résiste à la castration et qui est capable de former des tumeurs à partir de quelques cellules, mimant le processus de récidive. Nous savons cependant que toutes les cellules de cette population ne sont pas identiques.

 

Nous nous proposons de déterminer la carte d’identité moléculaire de chaque cellule individuellement et de disséquer leurs propriétés tumorales et capacités de résistance aux traitements. Nous espérons ainsi identifier leurs « faiblesses », lesquelles seront exploitées pour développer de nouveaux traitements ciblés visant à les éradiquer avant la récidive.

 

 Le docteur Jacques-Emmanuel Guidotti est chargé de   recherche à l’INSERM. Scientifique de formation, il dirige un groupe de recherche dans le laboratoire dirigé par le docteur Vincent Goffin à l’Institut Necker Enfants Malades (Unité INSERM 1151).


 
 

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